Les petits ateliers de transformation alimentaire en Afrique subsaharienne, en Asie du Sud-Est ou encore en Amérique latine font face à un défi commun : maximiser le rendement en huile tout en garantissant la qualité constante des lots variés de graines de sésame. La solution ? Une presse à vis moderne, capable d’ajuster ses paramètres selon les caractéristiques physiques et chimiques de chaque lot.
Avant toute opération, l’entrée en matière doit être rigoureusement contrôlée. Les grains doivent être nettoyés pour éliminer les impuretés (terre, paille, autres graines), ce qui augmente le rendement de 5 à 8 % selon les études réalisées par l’Institut International de la Technologie des Huiles (IITF). Ensuite, deux voies s’offrent à vous : le pressage froid (à 40–60°C) pour préserver les acides gras oméga-3 et les composés aromatiques, ou le pressage chaud (80–100°C) pour améliorer la récupération de l’huile, bien que cela puisse altérer certains nutriments.
Contrairement aux presses hydrauliques traditionnelles, les presses à vis modernes permettent un ajustement précis du couple moteur, de la vitesse de rotation et de la pression d’extraction. Pour un lot de sésame avec 8 % d’humidité, une vitesse de 30 tr/min et une pression de 12 bar donnent un rendement optimal de 47 %, contre 38 % avec un réglage fixe. Cela signifie jusqu’à 9 points de différence de rendement entre un système statique et un système intelligent.
Des cas réels confirment cette efficacité : un atelier au Nigeria a augmenté son rendement de 12 % après avoir installé une presse à vis programmable, tout en réduisant les pertes de produit par surchauffe ou sous-extraction.
Problème courant : l’huile trop épaisse ou les résidus humides. Solution : ajuster la température du rouleau de sortie à 65°C et augmenter légèrement la vitesse de rotation si les graines sont très fines. Autre problème : blocage du mécanisme. Cela arrive souvent quand les grains sont mal nettoyés — vérifiez les filtres tous les 4 heures.
Grâce à ces ajustements simples, les opérateurs peuvent passer de 3 à 6 cycles de production par jour, augmentant ainsi leur capacité sans investir dans une nouvelle usine.
Quel est votre principal défi actuel en matière de pressage du sésame ? Partagez votre expérience dans les commentaires — nous répondons à toutes les questions techniques !